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Les 270 RER nouvelle génération émis par la SNCF s’offrent dorénavant aux deux constructeurs que sont Alstom et Bombardier après le revirement de situation occasionné par l’élimination de l’espagnol CAF compromis dans un audit. Les deux constructeurs franco-canadiens réunis dans le holding Alstom-Bombardier pourront finaliser le marché d’ici à la fin de l’année pour un montant compris entre 3 et 3,5 milliards d’euros, un record pour le secteur ferroviaire de France. L’espagnol CAF s’est vu recalé de la course lorsque les enquêteurs du cabinet Olivier Wyman se sont rendu compte de l’impossibilité du constructeur d’assurer la production de RER demandé par le gouvernement.


Alstom et Bombardier décrochent un contrat d’envergure avec le RER NG
CAF éjecté de la course

Si l’appel d’offre lancée par le gouvernement français à travers la Société Nationale des Chemins de fer Français (SNCF) est quasi-sûr d’être emportée par le consortium franco-canadien Alstom-Bombardier c’est à cause du remarquable travail réalisé par le cabinet d’expertise Olivier Wyman. Ce dernier a confronté le CAF dans un audit où il est sorti que l’espagnol n’avait pas la capacité pour assurer la livraison de 70 rames par an comme énoncé dans les propos de Mobilettre.

Face à cette révélation la SNCF a jugé nécessaire de le retirer de la course donnant ainsi l’opportunité au consortium de s’adjuger l’offre au détriment de CAF qui déjà remplissait toutes les conditions notifiées dans le cahier des charges à un moindre prix. Ainsi le consortium franco-canadien pourra profiter de ce contrat en or de 3 milliards d’euros que vers 2016 et les nouveaux RER vont suppléer d’abord le RER E avant de succéder au RER D.
 

Ouf de soulagement pour plus de  3000 employés

Ce contrat en or décroché par le consortium Alstom-Bombardier ne fait pas le bonheur des administrateurs du groupe mais cette joie se retrouve aussi parmi leurs employés notamment ceux d’Alstom encore marqués par les récents évènements de l’usine de Belfort. Cette victoire contre CAF fait suite aux récentes remarques faites par le Président de Bombardier Transport France Laurent Bouyer qui juge de la nécessité de gagner l’offre d’appel pour sauver la filière ferroviaire française.

Alors que pour le gouvernement le contrat gagné par le consortium est synonyme d’un travail en moins pour l’État  français. Ce dernier ne sera plus obligé de mettre en place un programme pour secourir les usines de Valenciennes et de Crépin dans le nord car le RER NG pourra profiter aux 3200 salariés réunis dans les deux sites. Pour le camp déchu d’autres offres accessibles vont être étudiées.
 

Cité dans cet article: : Alstom Bombardier RER NG