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La valeur du bitcoin a été multipliée par cinq en deux mois. « La e-monnaie est au virement bancaire classque ce que l’e-mail est au courrier papier » selon Philippe Herlin, économiste et spécialiste du bitcoin.


Bitcoin : Internet et sa monnaie, mais à quel prix ?
Gestation innovante du bitcoin

Le bitcoin a été créé en 2009 par Satoshi Nakamoto, qui est une personne qui n’existe pas ou peut-être ce pseudonyme rassemble un groupe d’inventeurs qui ne souhaite pas révéler leurs noms. Ils seraient tous des experts du développement et du maniement (manipulation ?) numérique.

Les paiements en bitcoin peuvent être effectués dans le monde entier. Son existence sert à valider et à répertorier la transaction. Pour ce faire, des lignes de codes, souvent très complexes et chiffrées activement des chaînes de calculs toujours plus complexes les unes que les autres. Les calculs sont effectués par des « mineurs », qui sont des informaticiens et génèrent les bitcoins.

Lors de la transaction, entre l’acheteur et le vendeur, le « mineur » perçois une commission en bitcoin d’à peine 1%, alors que les cartes de crédit peuvent prendre un taux entre 1 et 7%. Par ailleurs, la transaction est effectuée immédiatement, et le vendeur est crédité tout de suite. L’identité des émetteurs et récepteurs de la transaction est anonyme.

Absence de cours légal du bitcoin

D’ici 2035, 211 millions de bitcoins devraient être en circulation. Aujourd’hui, un peu moins de 12 millions circulent. La devise élecronique dont le cours se stabilise aujourd’hui à $1000 le bitcoin, n’est pas réglementée par les marchés financiers. Elle n’a donc pas de cours légal.

La volatilité de la monnaie est très grande, et la Banque de France met en garde contre sa valeur « hautement spéculative », et par conséquent sur son utilisation. Le 5 novembre, la banque centrale de Chine a interdit aux institutions financières de son pays l’usage de la e-monnaie bitcoin.

Une fragilité et un anonymat au service des bandits

Le fait de maintenir un anonymat, permet de rendre commercialisable des produits illicites en tous genres, comme la drogue, les armes , les produits contrefaits, des faux papiers,…
Le bitcoin devient commun du « deep web  », les magasins cachés de la toile, qui n’est pas indexé par les moteurs de recherche, mais reste accessible. The Silk Road, un site qui vend des stupéfiants en ligne, avec des gestionnaires inconnus, a été fermé au début de l’automne et réouvert un mois plus tard.

Dans la même veine, Sheep Marketplace, un site de vente de drogue, a fermé sans prévenir. Le site aurait été victime d’un cyber-casse, et tous ses bitcoins auraient été volés. Il n’est d’ailleurs pas impossible que les gestionnaires soient partis prendre l’air avec leur propre caisse d’un montant de 36 millions d’euros.

Alors, attention, des disques durs peuvent contenir des bitcoins. Un ingénieur britannique a remisé malencontreusement son disque qui pesait 4.8 millions d’euros. Pour les mineur s, l’accumulation de bitcoins peut aller vite, parfois 2 bitcoins par jour… Rien de tel pour nourrir a priori le commerce illicite en toute légalité, et bien gagner sa vie, facilement comme…mineur !