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Après la catastrophe de Fukushima, la dénucléarisation à susciter de nombreux débats, notamment sur la possibilité de ne plus être dépendant de cette énergie. Cependant, entre le solaire et l'éolien qui nécessitent des investissements astronomiques, ou encore l'éolien marin, l'on parle trop peu du Thorium.


Débats autour du Thorium
Quelles solutions énergétiques ?

On ne peut que louer les initiatives publiques et privées, qui visent à développer les énergies renouvelables. Cependant, il s'avère que la production de cellules photovoltaïques, tout comme leur recyclage, est énergivore et polluante. Et pour le cas des éoliennes, ces dernières ont besoin de plusieurs tonnes de cuivres pour fonctionner. Or, le cuivre n'est pas une ressource inépuisable. Ainsi, les énergies renouvelable sur lesquelles s'orientent les stratégies de développement énergétiques, n'offrent en réalité, qu'une réponse partielle aux besoins humains et environnementaux. À savoir que la demande énergétique augmente plus vite que la capacité technologique, à répondre à ces besoins, et que les technologies privilégiées que sont l'éolien et le solaire ne sont pas si vertes que cela. Et c'est sans compter le coût pharaonique qu'induit la mise en place des infrastructures de ces énergies alternatives. Alors, comment répondre à une demande énergétique croissante, tout en étant écoresponsable, et sans investir des sommes folles. La réponse pourrait bien se trouver dans le Thorium.

L'essence des réacteurs nucléaires

Si le nucléaire est aujourd'hui remis en cause, c'est essentiellement pour les dangers qu'il fait courir aux populations en cas d'accident, et pour la forte nocivité des déchets produits par les centrales. L'énergie nucléaire en elle-même n'est en réalité pas en cause. C'est le carburant des réacteurs nucléaires qui est la source de toutes les préoccupations : l'uranium. Ainsi, les débats sur la sortie du nucléaire sont clairement hors sujet, surtout lorsque l'on sait que les réacteurs nucléaires peuvent fonctionner avec d'autres types de carburants. Il serait donc plus juste de parler de sortie de l'uranium. Rappelons que le nucléaire est issu du militaire, et que c'est dans l'optique de concevoir les bombes les plus nocives possible, que l'uranium a été sélectionné comme moteurs de la fission de l'atome. Mais un réacteur nucléaire civil pourrait très bien fonctionner au Thorium.
 
Le Thorium présente des avantages considérables, comparés à l'uranium, à commencer par sa moindre nocivité pour l'environnement. En effet, alors que les déchets d'uranium subsistent pendant 4,5 milliards d’années, les déchets du Thorium ont une durée de vie de cinq cents ans seulement. Mais ce n'est pas là le seul avantage de cette solution. Le Thorium a également l'atout, d'être plus facilement extractible, ce qui réduirait les coûts d'exploitation, et d'être présent en plus grande quantité sur la terre. Le Thorium est donc une denrée moins rare et de ce fait moins cher. Venons-en maintenant à l'aspect sécuritaire largement remis en cause depuis la catastrophe de Fukushima. Des réacteurs Rubbiatron, conçus pour fonctionner avec du Thorium, pourraient par exemple fonctionner de manière sous critique, ce qui veut dire qu'en cas de rupture de connexion avec l'accélérateur de particules, la réaction en chaine s'estomperait jusqu'à s'arrêter. Et pour le cas de réacteurs à sels fondus, c'est l'augmentation de chaleur qui diminue le nombre d'atomes fissionnés par seconde. Ainsi, tout risque d'accident comme celui de Fukushima est écarté. Les coûts de construction, de production et d’exploitation seraient inférieurs, et l'impact environnemental, considérablement réduit. Alors pourquoi n'y a t'on pas penser avant? La réponse se trouve dans la politique et les lobbies nucléaires.

Cité dans cet article: : débat nucléaire thorium énergie