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700.000 débris de plus de un centimètre sont répertoriés aujourd’hui dans le ciel. Les nettoyeurs arrivent, et la technique qui vient d’arriver est japonaise


Des déchets spaciaux bien encombrants
Le ciel ne va pas nous tomber sur la tête

Les gaulois avaient sans nul doute raison. Le ciel peut-il nous tomber sur la tête ? Tout est encore possible. En tous les cas, ce sont des poubelles  entières et loin d’être inoffensives qui risquent de nous tomber dessus.
Avec tous ces engins spaciaux qui sont partis à la découverte de l’espace, mais aussi de l’utilité des satellites, de très nombreuses immondices aujourd’hui gravitent en apesanteur au-dessus de nos têtes. L’agence spatiale recense tout de même 16.000 gros objets en orbite.

Le risque est donc grand de voir tomber ces choses, avant qu’elles ne soient désintégrées dans leur chute. Au-delà, les altitudes des satellites sont variables, alors les carambolages pourraient être de plus en plus nombreux. Ce qui ont eu lieu n’ont pas été médiatisés. Pas de constat à l’amiable, pas d’assurance spatiale (en tous les cas pas encore). Le préjudice est souvent énorme en termes de coût, mais surtout en termes d’usage, puisqu’un satellite de télécommunications en moins empêche de bonnes liaisons entre les continents.

Alors pour agir sur cette potentielle décharge volante, les chercheurs de l’université de Kagawa au Japon ont mis au point une technique bien particulière.

Une technique qui n’a pas encore fait ses preuves

Il s’agit de faire descendre les débris par freinage électrodynamique en attachant un câble conducteur. Il faut tout de même lancer deux satellites, dits nanosatellites pour effectuer l’opération.

Les deux satellites nettoyeurs sont reliés par un câble qui va attirer par un principe simple d’électrostatique sophistiqué les débris petits et gros. C’est un peu comme deux chalutiers en mer qui pêchent les poissons avec un filet. Sauf qu’ici, nous sommes dans l’espace et que les poissons sont ici des débris.

Il reste tout de même un problème de poids. Avec un dragage et une masse totale modifiée, l’ensemble pourrait tomber prématurément sur la terre. Ainsi, un satellite à 800 kilomètres de la terre chuterait en 20 années au lieu de 200 prévues au départ !

L’étude est en cours et des essais préliminaires vont avoir lieu. Alors faut-il laisser les saletés dans l’espace quitte à polluer le ciel, plutôt qu’ils ne tombent en troupeau sur la tête sans être contrôlés. Les premiers essais japonais devraient l’indiquer dans les prochains mois.

Cité dans cet article: : déchet environnement innovation satellite spatial