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En 2014, 265 000 nouveaux contrats d’apprentissage ont été comptabilisés dans le secteur privé, soit une baisse de 3 % par rapport à 2013, moindre que les -8 % observés en 2014. Les entrées en apprentissage dans le secteur public, également en recul de 4 %, s’établissent à un peu plus de 8 700.


Etude DARES 2015 sur les contrats d'apprentissage
La baisse concerne uniquement les formations de niveaux IV et V, alors que la tendance est à la hausse dans le supérieur. D’un point de vue sectoriel, ce sont les très faibles recrutements dans le secteur de la construction qui expliquent le recul des entrées en apprentissage en 2014. Du fait du poids croissant des apprentis préparant un diplôme de l’enseignement supérieur, l’âge et le niveau de diplôme des nouveaux apprentis continuent d’augmenter. À la signature du contrat, 46 % d’entre eux ont le baccalauréat ou un diplôme du supérieur et 34 % des nouveaux contrats préparent à un diplôme du supérieur. De moins en moins d’apprentis sortent de scolarité à la signature du contrat ; ils sont 58 % en 2014.
 
Dans quasiment tous les secteurs, la baisse observée en 2014 est moins accentuée qu’en 2013. Dans le bâtiment, en revanche, les entrées continuent de se rétracter vivement (-12% après -13%) du fait d’une activité très mal orientée dans ce secteur (la valeur ajoutée a baissé de 3,6% en 2014). Le lien entre les entrées en apprentissage et la conjoncture y est en effet très marqué, notamment parce qu‘un quart des recrutements de jeunes s’y opère chaque année par la voie de l’apprentissage. Au total, lorsque l’on exclut le secteur de la construction, les évolutions des entrées en apprentissage depuis 2006 sont moins marquées, avec une baisse importante uniquement en 2013. Cette baisse de 2013, qui a touché tous les secteurs, tous les niveaux de formation préparés et toutes les tailles d’entreprises, apparaît ainsi atypique dans les évolutions récentes de l’apprentissage.
 
Enfin, la loi prévoit une rémunération minimale déterminée en pourcentage du Smic et fonction de l’âge de l’apprenti et de sa progression dans le cycle de formation. En 2012, le salaire net mensuel moyen annualisé d’un apprenti s’est élevé à 821 euros. Il est d’autant plus élevé que l’entreprise est grande : 1 070 euros en moyenne dans une entreprise de 250 salariés ou plus, 823 euros dans une entreprise de 20 à 49 salariés et 708 euros dans une entreprise de moins de 10 salariés. La faiblesse du salaire moyen annualisé dans les très petites entreprises s’explique par les caractéristiques spécifiques des jeunes et des emplois dans ces entreprises : leurs apprentis sont plus jeunes (42% ont moins de 18 ans dans les entreprises de moins de 10 salariés contre 6% dans les entreprises de 250 salariés ou plus) et sont plus souvent ouvriers ou employés.
 
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