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Le groupe Hermès a vu sa croissance décélérer au cours du second semestre, en cause, la maroquinerie, les États-Unis et la France. Une chute qui cependant n’empêche pas au groupe d’annoncer une rentabilité semestrielle équivalant à celle de l’année précédente rendue possible par des couvertures de changes. Par ailleurs, le groupe annonce une nette progression de ses ventes estimée à 8,9 % à 1,36 milliard d’euros et une croissance organique à 8,3% en ligne avec les attentes, au lendemain d’une flambée de 12% enregistrée au premier semestre.


Hermès décélère au 2nd trimestre à cause de son segment maroquinerie
Une combinaison de facteurs désobligeants

Lors d’une conférence téléphonique, Axel Dumas actuel gérant d’Hermès s’est voulu rassurant en attestant que les tendances attendues pour le second semestre étaient les mêmes enregistrées au premier. Excepté les effets de calendrier et de bases de comparaison, il atteste que le groupe s’inscrit toujours dans une dynamique solide. Cependant, cette chute trimestrielle avait été annoncée déjà en fin du mois d’avril, où le groupe expliquait que la croissance du premier trimestre qui avait notamment bénéficié de comparatifs favorables avec bien évidemment les attentats de Paris ne pouvait pas s’étaler sur toute l’année. 

Par ailleurs, Axel Dumas renseigne que le ralentissement noté dans le secteur de la maroquinerie, n’indispose pas pour autant ce dernier qui demeure cependant solide avec près de +9% sur une base de comparaison élevée de +16%. Ce qui permet au gérant d’annoncer une future progression de cette croissance qui pourra atteindre 10 % sur toute l’année. Autre secteur qui a connu un revers surprenant, il s’agit des vêtements et accessoires où la dynamique fut considérable grâce notamment aux ventes des chaussures, avant de s’affaiblir dans la soie et les textiles. Et pendant ce temps, les montres connaissent une croissance extraordinaire. Cependant, cette chute trimestrielle avait été annoncée déjà en fin du mois d’avril, où le groupe expliquait que la croissance du premier trimestre qui avait notamment bénéficié de comparatifs favorables avec bien évidemment les attentats de Paris ne pouvait pas s’étaler sur toute l’année.  Cependant cette hausse ne devrait pas durer avec les turbulences notées dans le secteur horloger, a indiqué Axel Dumas.


La Prime risque d’être revue à la baisse 

Hermès enregistre des performances très solides dans le continent européen et celui asiatique. En Chine, le groupe vient d’afficher une croissance à deux chiffres occasionnée par les mesures de stimulation de la consommation intérieure et une hausse de sa jeune clientèle.
Pendant ce temps, le groupe décélère la cadence en France où la croissance a ralenti de +0,6 %, du notamment à des ventes solides dans les magasins, mais qui traînent encore chez les distributeurs.(+2,9 %) une tendance qui peut être constatée aussi aux États-Unis où le groupe a connu une régression. Cependant malgré les turbulences enregistrées dans le secteur du luxe, Hermès continue de tenir tête. 

À la bourse de Paris, le groupe se signale par une hausse de 13 % due à des multiples de valorisations qui sont les plus importantes du milieu devant LVMH, et Kering. Cependant certains analystes attestent que cette différence pourrait se réduire d’autant plus que certains investisseurs septiques par rapport aux performances du groupe, pourraient bien refuser de payer la prime, car Hermès ne dominerait pas tellement la concurrence. Une restriction de la prime qui pourrait se poursuivre avec la sortie de la holding familiale LVMH du capital d’Hermès suite à la simplification des structures de ses structures et à l’acquisition de Dior. En attendant la publication des résultats semestriels de LVMH et de Kering prévus respectivement le 26 et le 27 juillet, Hermès publiera les siens le 14 septembre.

Cité dans cet article: : Hermès stagnation