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Les offres de cross selling lors de l’achat d’un ordinateur couplé avec un antivirus et un système d’exploitation sont quasiment automatiques. La valeur client s’en trouve forcément dévalorisée, puisque la durée de la licence accordée peut s’avérer proche de la durée de vie de l’appareil. Alors, l’antivirus présente-t-il une utilité et par conséquent un réel intérêt ?


L’antivirus présente-t-il un intérêt ?
Un besoin évident pour l’utilisateur

Il est évident que toute personne qui utilise un ordinateur ne souhaite absolument pas risquer un endommagement de son appareil par un virus quelconque. Le besoin est évident et essentiel aussi bien pour un professionnel que pour un individu chez lui. Et celui qui par le passé a assisté à la mort de son ordinateur par un virus se sentira obligé de payer cher un antivirus efficace.

Un produit mature qui s’essoufle

L’antivirus a eu une période faste et avait tout son intérêt il y a encore une bonne dizaine d’années. Quelques entreprises se partageaient ce marché extrêmement lucratif, comme le leader Norton. D’autres nouveaux entrants se sont vus arriver dans ce jeu concurrentiel à l’époque en quasi oligopole. Aujourd’hui, de nombreux antivirus sont disponibles en téléchargement gratuit et s’avèrent tout à fait efficaces.

Alors pour contrer cette arrivée massive, les éditeurs d’antivirus payants maintiennent une phobie autour des dangers inhérents à une absence d’antivirus. Au moins trois mois avant l’expiration de la licence, des fenêtres de rappel indiquent avec un pouvoir de persuasion certain l’arrêt de la licence. Et ces fenêtres sont apparentes tout d’abord à des fréquences relativement espacées pour se répéter à chaque démarrage de l’ordinateur afin d’inciter à l’achat.

De la même façon, les analyses d’antivirus ont une fâcheuse tendance à détecter quelques virus qui sont traités immédiatement. C’est une autre manière de persuader l’utilisateur que l’antivirus est incontournable.
Aujourd’hui, un antivirus payant s’achète autour de 40$. Et pourtant, de nombreux antivirus gratuits, c’est-à-dire en « shareware » fleurissent. Il existe tout de même des inconvénients pour ces derniers. En effet, pour éradiquer des virus qui peuvent infester puis pulluler dans un ordinateur, plusieurs antivirus gratuits peuvent être nécessaires. L’utilisateur devra donc s’armer de patience pour passer manuellement son appareil au peigne fin avec des applications différentes. La plus grande partie des antivirus payant utilisent une programmation automatique, qui s’effectue sans que l’utilisateur ait à s’en soucier. De plus, le service après-vente existe réellement, et bien souvent aucun incident ou perte de fichiers n’est à déplorer.
Cependant, les antivirus qu’ils soient payants ou gratuits ne sont pas en mesure de filtrer dans les messageries les prospects et autres activités push générés par les cookies lors d’un surf sur la toile. Il reste encore des progrès techniques dans ce domaine.

Antivirus pour les androids : un leurre pour répondre aux phobies des utilisateurs

Enfin, le boom des androids a permis de vendre des applications payantes pour éviter toute contamination. Ces dernières s’avèrent inutiles compte-tenu des protocoles de communication avec ces appareils. D’ailleurs, aucun appareil n’est vendu avec un antivirus de série, contrairement aux ordinateurs dont une partie du prix de vente est constituée par ce soft afin de rassurer le client dans son achat. L’antivirus payant serait donc en déclin commercial alors que son utilité reste tout à fait légitime.