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L’organisme Alma Consulting group à récemment publié un septième baromètre de l’innovation réalisé auprès de 2041 entreprises. Ce dernier révèle que le crédit d’impôt recherche est largement plébiscité par les entreprises européennes, car il y a encore trop peu d’investisseurs dans le domaine de l’innovation.


L'impact du crédit impôt recherche
Compte rendu sur les dispositifs d’aide à l’innovation en Europe

Le baromètre de l’innovation réalisé par Alma Consulting group, est un état des lieux qui détermine l’impact des dispositifs d’aides financières aux entreprises en matière d’innovation. Le dernier baromètre en date révèle ainsi que le crédit d’impôt recherche (CIR) reste le dispositif le plus plébiscité par les entreprises européennes qui n’ont que très peu d’aides du secteur privé. En effet, les investisseurs semblent ne pas être sensibles à l’importance des départements R&D (recherche et développement) des entreprises, pourtant en temps de crise, l’innovation demeure le meilleur levier de croissance. En effet, le CIR à lui seul a permis aux entreprises, qui en ont bénéficié, d’augmenter leur investissement en R&D, et par conséquent le nombre d’innovations commercialisées. Une amélioration de l’ensemble des dispositifs aurait donc un impact considérable sur la croissance globale des entreprises.

Impact du CIR

Toutes les entreprises européennes suivent de près l’évolution des allocations et crédits bancaires en matière d’innovation, car elles considèrent qu’à l’heure d’aujourd’hui elles manquent de ressources extérieures pour pouvoir se développer. Sachant que la majorité des entreprises qui se sont vu allouer le CIR ont pu amortir leur investissement en R&D et donc continuer à croitre dans un environnement très concurrentiel, les entreprises européennes comptent aujourd’hui, essentiellement sur le CIR pour améliorer leur croissance. En effet, le contexte de crise freine bon nombre d’entre elles dans le domaine de la R&D qui nécessite des investissements importants. La R&D, bien qu’étant un facteur de croissance, lorsqu’elle est auto financée, ne permet pas de ROI à très court terme, ne faisant donc pas l’objet d’une mobilisation de capitaux par les entreprises profondément touchées par la crise. Le CIR a de ce fait, un fort impact sur la politique de développement des entreprises, car il permet d’investir durablement tout en conservant un cycle d’amortissement à court terme.

Le CIR pour augmenter la R&D

En bénéficiant du CIR, les entreprises retrouvent leur optimisme, car elles peuvent s’engager dans un développement durable tout en restant compétitives. Ainsi, 73,7 % de celles qui ont bénéficié du CIR, disent avoir confiance en l’avenir, car elles ont pu augmenter leur budget en R&D. C’est en effet dans la recherche et le développement que la majorité d’entre elles réinvestissent le crédit d’impôt recherche, car la R&D favorise l’innovation et par conséquent leur croissance. La France dans ce domaine est le pays qui aide le plus ses entreprises grâce au CIR. En effet, contrairement aux pays voisins où le CIR excède rarement les cinquante mille euros, en France, seuls 30 % des entreprises bénéficiaires du CIR se sont vu octroyer un montant inférieur à cette somme. La France arrive donc en pôle position des pays faisant le plus d’efforts en matière de R&D, par l’intermédiaire du CIR.

Cité dans cet article: : CIR crédit impôt recherche