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La start-up allemande de livraison de repas à domicile vient de signer son introduction à la bourse de Francfort, avec à la clef un chèque d’1 milliard d’euros dont la rentabilité ne peut être effective avant 2019. Une folie de grandeur qui participe à la mise en relief de la situation des entreprises de "vielle économie" dont l’introduction en bourse nécessite moins que ça. Face à une telle situation beaucoup se posent la question à savoir si ce phénomène n’est que le prolongement de la saga des dérives de la bulle Internet ?


La face cachée du succès de l’IPO Delivery Hero
Comparaison entre deux générations

La différence entre une start-up de livraison de repas à domicile, comme la société allemande, Delivery Hero, et une entreprise de vielle économie telle que'ALD, n’est pas fondamentale. En effet, ce sont les investisseurs qui tirent les ficelles en rythmant l’activité des ces dernières. Réussissant tout récemment son introduction à la bourse de Francfort, Delivery Hero a du mettre sur la table 1 milliard d’euros, valorisé à 4,4 milliards d’euros, ce qui lui vaut dès son premier jour de cotation de voir sa valeur estimée à 6 %. Une gymnastique économique qui cependant ne promet pas d’être rentable avant 2 019, alors que son chiffre d’affaire actuel est estimé à 375 d’euros, soit une hausse annuelle de près de 70% sur l’autre.

Pendant ce temps, l’ALD, une société de location de voitures de longue durée, a signer quant à elle, tout récemment, son introduction en bourse de Société Générale, sans tambour ni trompette. En effet, l’introduction en bourse d’ALD s’est effectuée en bas de la fourchette contrairement à Delivery Hero ? Ce qui fait que l’action du groupe perd près de 5 % depuis son premier jour d cotation. Une situation qui semble annoncer deux poids deux mesures d’autant plus que la Société Générale avait déboursée une presqu’égale pour réussir l’introduction d’ALD. Un investissement qui cependant s’avérera extrêmement bénéfique dans la mesure où ALD récolterait depuis fort longtemps ses bénéfices, comparé à Delivery Hero qui n’en a pas encore fait. ALD s’est retrouvé avec un chèque de 512 millions d’euros l’an dernier et assure d’une hausse probable da sa croissance estimée entre 7 et 10 % dans les années à venir.

Les start-up, un phénomène à la mode, qui draine des investisseurs

Même s’il est prouvé que Delivery Hero n’est en rien plus rentable qu’ALD, il urge néanmoins de reconnaître que les start-up sont un phénomène qui draine une foulée d’investisseurs. Ces derniers ont clairement pris pour cible tout ce qui s’accompagne du suffixe « tech », foodtech, biotech, fintech entre autres, une stratégie savamment calculée par ces derniers qui espèrent pouvoir un jour décrocher à leur tour le jackpot afin de mettre sur pied des joyaux comme le futur Facebook ou Amazon. Un phénomène qui participe pleinement à la dégradation des résultats des entreprises de la « vielle économie » qui peinent à convaincre de nouveaux investisseurs. Le phénomène des start-up, bien que favorable à l’éclosion des talents, et créateur d’emploi, présente d’un autre coté un risque considérable, d’autant plus qu’avec la saga Internet des années 2000, beaucoup d’investisseurs imprudents ont été déçus.

Cité dans cet article: : Delivery Hero introduction en bourse start-up