Le Progrès Technique

p-technique

L'essentiel de l'information industrielle du moment

L’économie circulaire est en pleine ascension. Il s’agit d’un progrès certain dont est un premiers à entrer dedans s’appelle Paprec. Le modèle inspire, et des start-up montent en puissance dans cette économie nouvelle.


Le progrès technique dans le recyclage suscite des vocations
Pionnier dans le recyclage du papier

En 1995, Jean-Luc Petithuguenin, cet ancien cadre dirigeant de Veolia (à l’époque Générale des Eaux), et diplômé de l’ESSEC, a fait le pari de reprendre une PME de 45 personnes (5M€ de CA) spécialisée dans le recyclage des papiers et cartons. Cette petite entreprise s’est avérée bien prometteuse alors qu’elle n’intéressait personne. Elle est devenue Paprec, à la vitesse d’une start-up ambitieuse, et avec une très forte connotation industrielle. Paprec est à présent le premier groupe français indépendant de recyclage, armée de 3500 salariés. Sa croissance forte a été soutenue et bien maîtrisée, avec un mélange de croissances organique et externe. En 2012, Paprec a réalisé un chiffre d’affaires qui dépasse 750 millions d’euros.

L’économie circulaire est devenue son dada. L’entreprise s’est diversifiée, et sur les cinq millions de tonnes de déchets recyclés, le papier pèse plus que 35% de son activité. Les métaux, plastiques, et autres substances et produits à recycler en tous genres sont venus satisfaire le ventre de la machine recyclage, qui n’est toujours pas repue. Comme l’indique M. Petithuguenin, « si on s’était limité au papier, on serait morts aujourd’hui ». Alors pour que son business model soit viable, le recyclage a dû faire preuve d’innovation.

Recyclage des matières, logistique et économie circulaire

La collecte, dans l’économie circulaire est essentielle, en plus de la prise de conscience dans les foyers et parmi les consommateurs. Toute la population est touchée : professionnels, ménages,… Alors, des start-up comme Les joyeux recycleurs, se sont complètement investis dans la filière de tri en s’inspirant du modèle de Paprec. Ils permettent à cette économie circulaire d’être à la fois performante et rentable, grâce à une approche spécifique et performante.

Lors de son témoignage à l’incubateur de l’Université de Paris-Dauphine le 12 février 2014, Fabien de Castilla a bien mis en évidence que sans outil performant et novateur, il n’aurait pas pu monter son business : les marchés auraient été mal adressés et pire pas même identifiés pour certains. Il a été accompagné par Vianoveo, une entreprise qui, à partir de l’approche de l’effectuation, permet à partir d’une innovation d’adresser les marchés immédiats et de les hiérarchiser. L’outil ViaDesigner a déjà fait ses preuves sur plus de 800 cas réels et complexes.

Par ailleurs, les modalités de rémunération des partenaires sont astucieuses pour les Joyeux Recycleurs, puisque selon Fabien de Castilla, « notre moteur économique ne doit absolument pas freiner l’efficacité de la collecte », donc in fine la performance du recyclage.

Et la banalisation du recyclage contribue à la performance du système, compte-tenu d’un martèlement médiatique, comme la publicité de Monsieur papillon mais également à l’excellence d’une industrie du recyclage. Aussi, tous les matériaux ne seront pas aussi rentables à recycler, comme certaines résines en trop faible quantité, ou encore le papier avec l’illustration de Paprec.

C’est donc la diversification des produits à recycler dans différentes filières qui pourra donner toutes les lettres de légitimité à l’industrie du recyclage français, pionnière dans le progrès technique de l’économie circulaire.