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Nous savons tous que la pollution est un élément dévastateur pour notre planète. Elle est en grande partie causée par les voitures diesel qui provoquent des émissions d’oxydes d’azote très élevées. Plus de 400 000 décès prématurés sont causés par cette pollution en Europe. Cependant, l’Union européenne compte mettre en place des procédures plus adéquates au contexte pour mieux cerner les tests d’émissions automobiles.
Pour cela, une rencontre a été organisée le 23 février avec les acteurs du secteur de l’automobile afin de débattre sur les différentes propositions visant à améliorer et à réduire l’émission d’oxydes d’azote émis par les voitures.
À cet égard, beaucoup de députés européens se sont prononcés sur ce sujet comme le député démocrate socialiste allemand Matthias Groote ou encore la députée démocrate-chrétienne Françoise Grossetête. Pour ces eurodéputés, il serait important de mettre en place des tests clairs, exigeants et indépendants et veiller à l’application des sanctions. De ce fait, ce secteur pourra retrouver sa crédibilité.


Les conséquences des tests d’émission automobiles
Les responsables de l’émission d’oxydes d’azote
 
Les voitures diesel sont, en grande partie, responsables de l’émission d’oxydes d’azote. En effet, une étude montre que ces derniers causent d’énormes problèmes à l’environnement. Cette émission est néfaste non seulement pour la santé humaine, mais aussi pour tout l’environnement. Le transport routier est responsable d’environ 40% de ces émissions et 80% proviennent des voitures diesel. D’où la nécessité d’apporter une solution à ce contexte. C’est un véritable problème selon Alois Krasenbrink, membre du centre commun de recherche de la commission européenne.
Pour bénéficier de « l’approbation de modèle », il faut que le nouveau modèle de véhicule soit agréé  par l’Union européenne. Et pour cela il faudra qu’il respecte les normes européennes d’émission.
Mais ce que l’on constate, c’est qu’il y a une grande différence entre les résultats obtenus en laboratoire et ceux obtenus sur le terrain.
Le contrôle n’est pas strict et beaucoup de techniques permettent de contourner les normes élaborées par l’union en matière de test. Aussi les procédures de mesure ne sont plus d’actualité.
 

Quel rôle peut jouer l’Union européenne dans ce contexte ?
 
« Nous reconnaissons que de nouvelles mesures des émissions réalisées en conditions réelles sont nécessaires de toute urgence, malgré le fait qu'elles représentent un véritable défi pour l'industrie ». C’est en ces termes qu’Érick Jonnaert, Secrétaire général de l'association des constructeurs européens d'automobiles, faisait état de la situation.
Sur ce point, un certain nombre d’actions a été lancé par l’Union européenne. De nouvelles mesures devront être prises pour avoir une coordination entre les tests d’émissions en laboratoire et ceux obtenus sur les conditions réelles de conduites.
Aussi, il serait opportun d’adopter les procédures de contrôle au contexte actuel, mais aussi de corriger le processus d’approbation des voitures.
Appliquer les sanctions en cas de violations de règles relatives aux émissions automobiles suite à l’affaire Volkswagen. Pour cela, une commission spéciale a été mise en place.