Le Progrès Technique

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Lorsque l’on est fondateur d’une start-up, le plus excitant reste normalement de transformer une idée en innovation ayant pour but de rendre le monde meilleur et plus efficace. On est vraiment loin du monde des boursicoteurs, et pourtant, après Facebook, Twitter vient d’arriver en bourse, et ce n’est pas fini. Qu’est-ce qui motive les start-up techno de l’internet à rentrer en bourse ?


Les start-up techno de l’internet s’intéressent à la bourse
Seconde bulle financière

Ce sont les années 2000, qui ont vu le sacrement de l’internet et ont permis à des entreprises technologiques spécialisées dans la mise en place de l’internet, et d’installation de réseaux de s’envoler en bourse.
Pour les services liés à internet, la maturité s’annonce sans doute de la même manière, après seulement quelques années de vie intense. Les spécialistes comme la Société de Gestion Wunderlich Securities alertent sur cette possible bulle spéculative qui frapperait violemment les services liées à internet, et en premier lieu les réseaux sociaux, comme ce fut le cas en 2000 pour la première bulle internet.

Effectivement, Twitter qui a été introduit en bourse le 7 novembre 2013 a vu son cours tripler jusqu’à Noël. Et depuis quelques jours, sans doute en raison de la période de fêtes où les marchés sont un peu endormis, le titre a chuté de plus de 13%. Il s’agit d’une crise d’hystérie boursière où le titre est surcoté. Les premiers à se frotter les mains sont les financiers de Wall Street : le nombre de titre reste tout à fait restreint et l’effet rareté en fait monter la cote. La stratégie technique s’avère payante puisque la capitalisation boursière de Twitter atteint 36 milliards de dollars (60 fois son chiffre d’affaires).

Un moteur économique qui se cherche

Jusqu’à présent, Twitter n’a pas réalisé de bénéfices. Et ses pertes s’estiment à 79 millions de dollars. Comment continuer à vivre pour une entreprise si les problèmes de trésorerie s’accumulent et deviennent chroniques ? L’entrée en bourse s’avère inévitable, à moins de modérer son appétit en termes de croissance aussi bien organique qu’externe. Twitter a vu ses effectifs gonfler de 15% à la fin de l’été 2013 pour atteindre 2600 employés. Par ailleurs, Twitter a acquis MoPub, le plus gros annonceur sur plateforme mobile, pour 350 millions de dollars…
Au-delà de chercher une rentabilité, les start-up technologiques de l’internet cherchent leur voie. Il n’est donc pas facile à partir d’un service de rupture de se positionner dans un monde immatériel, intangible où tout peut changer en quelques secondes.
Alors, comment assurer une croissance rentable et durable à une start-up qui à tout moment peut exploser en vol. Twitter, Facebook et tant d’autres ont trouvé l’introduction en bourse afin de financer leur croissance. Twitter ne sera rentable qu’en 2016 selon les spécialistes de Wall Street.
D’autres préfèrent agir différemment. C’est le cas de Wonderbox, spécialiste du coffret cadeau, ou encore de OLMA fund (On Line M&A), référence des fusions/acquisitions internationales sur plateforme internet, et qui préfèrent prioriser leur indépendance financière, tout en privilégiant une croissance organique. Cette stratégie permet de mesurer son exposition à la croissance, sans la ralentir. Une croissance trop rapide serait dans de trop nombreux cas fatale, et c’est ce que les fondateurs souhaitent éviter par-dessus tout pour donner sens à leur passion entrepreneuriale.

Cité dans cet article: : bourse internet performance start-up