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C’est encore un nouvel épisode de scandale très sérieux qui secoue le monde de l’automobile. Cette fois c’est le constructeur japonais Mitsubishi Motors qui est concerné dans cette affaire. C’est en effet une fraude concernant la manipulation frauduleuse de données par le constructeur.


Mitsubishi Motors plongé dans un scandale de fraude avec ses véhicules
Truquage des tests de consommation

Les premiers impacts négatifs commencent déjà à se faire ressentir par le constructeur. L’action de Mitsubishi à la Bourse à Tokyo a perdu 20% de sa valeur au lendemain de l’annonce du scandale. C’est en effet une fraude portée sur la falsification des résultats de tests d’économie de carburant. C’est le PDG de l’entreprise lui-même qui a fait l’aveu. C’est un total de 625 000 véhicules qui ont vu leurs données être manipulées.

En effet, Mitsubishi a affirmé avoir falsifié les tests concernant l’économie de carburant de ces véhicules. Cet aveu du patron de la compagnie a tout de suite eu des conséquences néfastes sur la valeur du constructeur qui a très vite commencé à inquiéter les investisseurs. Par ailleurs même les autorités américaines sont inquiétées par ces révélations du constructeur. En effet l’autorité de sécurité routière américaine a déjà formulé une demande d’information à l’endroit de la compagnie. C’est un membre de l’autorité de sécurité routière du pays de l’oncle Sam qui a en effet affirmé que la structure avait déjà interpellé Mitsubishi sur la question en lui demandant des informations concernant les voitures vendu sur le marché américain. Mais pour l’instant, on ne connaît pas encore les modèles de véhicules concernés par cette requête.
 

Les autorités japonaises s’en mêlent

De leur côté les autorités japonaises se sont déjà imprégnées de ces révélations scandaleuses du constructeur. Keiichi Ishii, le ministre japonais des Transports a déjà affirmé vendredi son souhait de voir le constructeur faire preuve « d’intégrité ». Le ministre souligne aussi l’idée envisageable de la compagnie de racheter les modèles de véhicules concerné par ces fraudes techniques sur les tests d’économie de carburant. Keiichi Ishii a par ailleurs exprimé la volonté de la mise en place d’un système de mesure pour renforcer les contrôles de carburant. En effet lors d’une rencontre avec la presse, il a soutenu que ses services vont revoir leurs techniques de contrôle de consommation de carburant. Par ailleurs de nouvelles informations sont apparues mettant en doute la théorie de Mitsubishi sur le nombre de véhicules concernés par ce scandale. En effet des investigations beaucoup plus avancées seront menées pour essayer de déterminer le nombre exact de véhicules commercialisés et concernés par ces tests truqués, car d’après le journal Sankei, un nombre beaucoup plus élevé que celui avancé par le constructeur japonais serait concerné par ce scandale.

En rappel, la compagnie Mitsubishi Motors avait été secouée en 2000 par un scandale de ce genre. La compagnie avait alors promis et soutenu en public d’adopter une politique de gestion beaucoup plus exemplaire, et de renforcer ses contrôles de la manière la plus stricte possible. Pour ce nouveau cas de scandale, d’autres constructeurs en partenariats avec Mitsubishi Motors risquent aussi d’être concernés.