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Le PDG du Groupe français du pétrole a affirmé par sa voix que l’entreprise qu’il dirige, Total, débutera dès cet été, une nouvelle exploitation de gaz naturel en Iran. C’est sur le site de South Pars, un emplacement off-shore qu’elle aura en effet lieu. C’est un gisement que les états iranien et qatari se partagent conjointement. A l’échelle mondiale, c’est le plus important gisement de gaz naturel.


Nouveau site d’exploitation pour Total en Iran
Un investissement initial d’un milliard de dollars

Le gisement présente une importance si grande que pour le PDG de Total, Patrick Pouyanné, le risque pris en investissant un tel montant est en effet justifié. Il s’agit notamment d’un investissement initial d’un milliard de dollars dans cette phase du projet. Il dit avoir pris conscience de tous les risques qui entourent cet investissement. En termes de risque, il faudrait rappeler que cet investissement n’est que la résultante des allégements de sanctions que l’Iran a obtenus en 2015 à la suite de plusieurs accords.

Mais il ne faudrait pas non plus oublier que l’Iran se doit de les respecter en tout état de cause. D’ailleurs, les USA ont récemment rappelé que ces sanctions pourraient à nouveau connaitre un durcissement si l’état iranien venait à manquer certains engagements pris. Pour le PDG du groupe pétrolier, tous ces facteurs sont entrés en ligne de compte avant de se lancer dans un tel projet. Ce site n’est pas aussi nouveau qu’on pourrait le penser. Le Groupe français depuis le début de son exploitation en 1990, mais avait dû stopper son exploiter en 2006 après les multiples sanctions auxquelles le pays faisait face.
 

Vivre avec la crainte des américains

C’est un peu de cette manière qu’on pourrait traduire les propos du PDG de Total qui affirme travailler avec les menaces d’un revirement de la situation. Il s’agit notamment des américains qui revisitent tous les 18 mois les divers accords passés en 2015. Pour Patrick Pouyanné, cette incertitude sera constante tout au long de l’exploitation du site gazier.

L’investissement sera entièrement soutenu par Total et se fera en euro en raison des sanctions américaines qui empêchent tout échange avec l’Iran en dollar.
La totalité de la production de gaz sera destinée à l’Iran, dont les besoins sont en perpétuelle augmentation. Pour mener ce projet, selon que prévoit l’accord global, Total (50,1%) aura à ses côtés Petropars (19,9%), et la compagnie nationale de la Chine CNPC avec 30%.
 

Cité dans cet article: : exploitation pétrolière Iran Total