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Une étude vient d’être publiée pour montrer que l’usage intensif d’éoliennes n’avait qu’un impact très léger sur le réchauffement climatique et la modification du climat.


Quel est l’impact des champs d’éoliennes sur l’environnement ?
Mes chers voisins

Aussi bien en France qu’aux Etats-Unis, au Danemark et dans de nombreux pays du monde où le vent se lève, les habitants qui se situent à proximité des éoliennes ont toujours trouvé de bons arguments pour éviter leur construction ou motiver leur démontage.

C’est ainsi, que des habitants du Texas ont essayé de démontrer empiriquement que des champs d’éoliennes avaient détraqué leur climat, avec notamment une pluviométrie importante et un réchauffement climatique.
Il semble tout de même à première vue difficile de démontrer que ces conséquences ont pour seule origine les éoliennes.
D’autres causes ont pu aussi monopoliser les riverains comme les antennes relais de téléphonie mobile ou encore les pollutions acoustiques liées aux aéroports.

Pour ces deux causes, l’actualité a montré que des dégradations provenaient bien en majorité d’un développement de pollution, qu’elle soit acoustique ou électro-magnétique.

Démontrer l’indémontrable

Une enquête menée par des chercheurs américains, étalée sur une dizaine d’années a montré que la conséquence d’un champ d’éolienne pouvait augmenter la température au sol d’environ 1.3 degré Fahrenheit (moins de 1°C). Par ailleurs, la conséquence sur le climat d’un tel réchauffement pouvait provoquer des évolutions climatiques.
Cependant, il semble bien difficile avec une telle étude de répondre à une population hostile aux éoliennes.
Une étude française, publiée aujourd’hui dans Nature Communications , a modélisé un doublement du parc éolien européen, pour doubler la capacité de puissance en énergie renouvelable et contribuer à la diminution de 20% de gaz à effets de serre d’ici 2020.
L’équipe de chercheurs du Professeur Robert Vautard a montré que la température n’était que peu altérée en hiver (écart de 0.3°C), et « qu’il n’y avait que très peu de possibilités de conséquences à moyen terme sur un changement climatique ».
D’une manière générale, l’effet  d’écarts thermiques quotidiens et de précipitations ne pouvait pas ou très peu avoir de causes en provenance des éoliennes.

Une modélisation technique très pointue

La modélisation s’avère très complexe puisqu’elle doit prendre en compte en trois dimensions des caractéristiques topographiques, mais aussi climatiques et enfin liées aux différents vents, qu’ils soient froids, chauds, tièdes ou encore combinés, comme dans une partie du nord du Danemark, dans le Jutland, ou encore dans le Sud-Est de la France (conjonction Mistral et Tramontane). La puissance des vents est modélisée avec des essais selon des paramètres bien identifiés dans plusieurs plans d’expériences (ou plutôt des plans de modélisation).

La modélisation technique permet également certaines interactions atmosphériques qui peuvent modifier la puissance et l’orientation des vents à moyen et long termes. Ceci peut sembler tout à fait intéressant, puisqu’il n’y aurait aucun intérêt de déployer un champ d’éoliennes si les vents faiblissent naturellement.

Certains aspects ne sont pas traités dans la modélisation comme la modification du paysage, notamment la construction d’habitations qui peuvent modifier même à plusieurs centaines de mètres l’efficacité d’une éolienne en constituant une barrière artificielle. Les oiseaux aussi qui peuvent être tués par les pales ne sont pas comptabilisés.
Il va de soi que cette pollution des éoliennes va gout de même contribuer à diminuer les émissions de CO2, et à trouver un palliatif aux énergies fossiles sans modifier l’environnement naturel.