Le Progrès Technique

p-technique

L'essentiel de l'information industrielle du moment

Le Groupe PSA étudie toutes les possibilités en vue de reprendre les activités de Vauxhall et d’Opel. L’annonce de vouloir acquérir les activités européennes du géant américain de l’automobile General Motors (GM) a été faite ce mardi par un des porte-parole du constructeur français.


Reprise d’Opel et Vauxhall, PSA étudie l’éventualité
Des points de concordance entre les deux constructeurs

Il existe bien de projets communs entre les deux. PSA et Opel travaillent ensemble sur le nouveau Zafira qui sera produit en France chez PSA, le successeur du C3 Picasso, en Espagne chez Opel et également sur un autre véhicule utilitaire. Pour le porte-parole de PSA : « dans ce cadre, GM et PSA étudient régulièrement une opportunité d’élargir leur coopération. Le Groupe PSA affirme bien explorer beaucoup d’initiatives stratégiques dont l’objectif est d’améliorer la rentabilité et la performance d’une part, mais aussi d’acquérir Opel et Vauxhall ». D’ailleurs, c’est sous cette coopération que sont commercialisés les derniers véhicules de marque Opel au Royaume Uni.

Tous les partenariats industriels et la coentreprise dans le domaine de l’achat de pièces en Europe qui existent entre les deux, sont le résultat de l’alliance stratégique qui a été scellée entre General Motors et PSA en début d’année 2012. Les ambitions affichées à ce moment ont finalement été revues à la baisse. En fin 2013, alors que PSA traversait de grandes difficultés financières, les 7% préalablement acquis au capital du Groupe, furent cédés par GM. Une annonce qui fait suite à celle du géant américain datant d’une semaine. C’est un total de 15 milliards de dollars de perte pour GM en seize années de ses activités sur le continent européen, depuis son implantation en 2000.

Un besoin d’avoir une taille critique

Dans un domaine de l’automobile où la taille renferme une importance capitale, le président du directoire de PSA, Carlos Tavares, arrivé de chez Renault Nissan, maîtrise parfaitement  les avantages de ce projet pour les constructeurs généralistes. Il connait également les inconvénients qui peuvent survenir d’un tel rapprochement avec le constructeur américain, sur la complexité sociale et industrielle. Ce rapprochement pourrait toutefois permettre au constructeur français d’aboutir à une taille critique, élément indispensable dans un secteur jugé à faibles marges et très exigent en termes de capitaux et d’investissement dans la recherche et le développement. Reste juste à préciser quels seront tous les contours de ce dernier.

La plus grande inconnue dans tout cela reste en effet le montant dudit rapprochement. En attendant de connaitre les chiffres de son activité pour le compte de l’année 2016 d’ici au 23 février, rappelons toutefois que pour l’exercice précédent, le Groupe a pu dégager un bénéfice net de 1,2 milliards d’euros. Il y a très exactement 4 ans (2013), le Groupe PSA passait au bord de la faillite nulle aurait été l’arrivée d’un partenaire chinois dans son capital (Dongfeng), et l’aide de l’Etat français. D’un côté comme de l’autre, ni Opel, ni la famille Peugeot et le Groupe chinois Dongfeng Motor, ni même l’Etat français qui est troisième actionnaire de PSA, n’ont souhaité faire de commentaire à l’heure actuelle.
 

Cité dans cet article: : Opel PSA Vauxhall