Le Progrès Technique

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L'essentiel de l'information industrielle du moment

L’hôpital est encore souvent synonyme de cauchemar pour le patient et les accompagnants. Les lourdeurs administratives, le manque d’information tant sur les actes que les traitements et l’emploi du temps, conditionnent l’attitude des malades et souvent celle du personnel médical. Cofely-Ineo innove avec des solutions simples qui croisent de nombreuses compétences pour donner forme à l’hôpital numérique dans un futur…très proche !


(credit : freedigitalphotos.net)
Hôpital numérique : une modernisation qui s’impose

Bientôt terminé les queues d’entrée et de sortie à l’hôpital, les courbes de températures au pied du lit et les comprimés à prendre bon gré mal gré sans savoir de quoi il s’agit. Le programme « hôpital numérique  » a débarqué avec la volonté de la Ministre de la santé et des affaires sociales, Marisol Touraine.
Il s’agit d’une véritable stratégie sur une période de six années, qui consiste à « définir un plan de développement et de modernisation des Systèmes d’Information Hospitaliers ( SIH ) en mobilisant tous les acteurs et en accompagnant les établissements de santé dans leur transformation par les technologies de l’information et de la communication ».

Cela semble tout à fait vague, mais la précision est de rigueur. Les trois domaines constituants sont « identité/mouvement, fiabilité/disponibilité, confidentialité ». Toute l’attention est donc tournée vers le patient. En langage appliqué, il s’agit de bien traiter le patient, de l’informer sur ce qu’il va faire de sa journée à l’hôpital, et de lui indiquer ses pathologies, les examens, les traitements…

Le patient au centre de toutes les préoccupations

Cette stratégie d’hôpital numérique ne paraît pas facile à déployer, étant donné toutes les compétences à mettre en œuvre, sans lien entre elles : informatique, communication, organisation de plusieurs intelligences collectives, à savoir les différents corps de médecins qui doivent se coordonner sur un diagnostic homogène et censé…

Cofely-Ineo, acteur majeur du génie électrique et des systèmes d’information, filiale de GDF-Suez, a réalisé trois grands projets de très grande ampleur en la matière, à Cambrai, Arras et à Evry. Les déploiements des Terminaux Multimédia Patient (TMP) ont notablement amélioré la prise en charge humaine et personnalisée du patient. Ceci est paradoxal, puisque c’est finalement une machine qui va créer ce lien. Mais au final, il est assez logique que les gains de temps sur le fonctionnement courant permettent d’en retrouver pour le lien social.

Rien qu’au Centre Hospitalier de Cambrai, Cofely-Ineo a installé 237 terminaux TMP pour une capacité de 770 lits. Ce service permet de simplifier et personnaliser l’accueil des patients. L’usage est simple, intuitif, donc ergonomique. En direct, le patient et le personnel soignant ont accès à tous les éléments aussi bien administratifs que médicaux qui constituent le dossier. Plus besoin d’attendre le document papier situé dans le bureau de l’infirmier en chef, fermé à clef pour des raisons de confidentialité.

Le patient sait exactement à quelle sauce il va être mangé, à savoir, son emploi du temps détaillé, savoir à quel moment le médecin va passer, à quels horaires ont lieu ses examens et ses traitements. Il va même avoir accès à la télévision et au téléphone immédiatement et en toute simplicité. La chambre d’hôpital se transforme progressivement, en diminuant l’anxiété d’une opération ou d’un traitement douloureux. L’effet surprise s’estompe et limite le stress du malade. De ce fait, les temps d’hospitalisation peuvent être diminués car les pertes de temps sont minimisées.

Et surtout, la confidentialité est respectée. Les visiteurs de malades n’ont plus accès aux courbes de températures, âge, prescriptions mises par écrit et souvent visibles au pied du lit, en face du siège du visiteur… L’aspect dignité est très important et toute l’information est maîtrisée.

Une utilité du TMP très précieuse pour le personnel soignant

Au-delà du patient, le TMP s’avère très précieux pour le personnel soignant. L’accès au dossier médical avec tous les examens et toutes les pièces s’avère extrêmement pertinent.

Les logiciels médicaux spécialisés se sont multipliés, avec plus de 200 éditeurs, et la compatibilité inter-sites ou interservices semble impossible. Cofely-Ineo est parvenu à réaliser à l’hôpital d’Arras une harmonisation des communications de logiciels spécialisés. Au moment du passage du médecin, les supports (radios, compte-rendu d’examens,…) sont ainsi immédiatement disponibles et visualisables pour expliquer la pathologie et le traitement.
De plus, les examens spécialisés sont souvent effectués dans des endroits différents, que ce soit dans un même hôpital où se côtoient entre 7500 et 3500 personnes soignantes, comme au sein de l’Hôpital Henri Mondor de Créteil ou celui de Marseille, ou entre différentes annexes excentrées comme la Salpétrière à Paris. La centralisation des données s’avère un atout, mis en œuvre Cofely-Ineo avec des systèmes simples qui croisent toutes les disciplines. Les erreurs de diagnostic ou de traitement sont donc minimisées avec les TMP compte-tenu de l’accès facilité à l’information lorsque par exemple, les urgences accueillent plus de 50 000 patients en une année.

Forts de ces premiers succès avec déjà 300 implantations dans l’hexagone, la Ministre de la santé se dit prête à mettre en place un SIH au niveau national, qui groupera tous les hôpitaux d’aujourd’hui dans un futur déjà techniquement présent.