Le Progrès Technique

p-technique

L'essentiel de l'information industrielle du moment

La décision du géant de l’électronique Toshiba désignant le fonds d’investissement américain Bain Capital et un consortium piloté par l’Etat du japon comme principaux acquéreur de sa division de semi-conducteurs ne fait pas que des heureux. En effet, le géant de l’électronique traverse depuis un certain temps une zone de turbulences le conduisant à devoir céder l’activité des puces mémoires NAND, dont il était producteur mondial numéro 2 derrière Samsung Electronics. La concrétisation de cette transaction sera comme une bouffée d’air frais et pourra même permettre à la boite de se refaire une nouvelle santé financière, mais c’est sans compter sur son partenaire Western Digital qui a enclenché une action judiciaire contre Toshiba.


Toshiba porte son choix sur un consortium nippon et Bain pour ses puces
Les origines d’une brouille entre Western Digital et Toshiba ?

Tout serait parti d’une absence de communication entre les deux partenaires, car c’est le motif même de la plainte déposé par Western Digital à l’encontre de Toshiba. Selon le premier nommé, son partenaire japonais a conclu un accord sans son assentiment. Dans le même sillage, il est reproché à Toshiba de vouloir prioriser la préférence nationale d’autant plus que le montant (2.000 milliards de yens) proposé par le consortium choisi par le comité d’administration de Toshiba est nettement inférieur à celui proposé par un autre consortium concurrent piloté par le gouvernement américain proposant un chèque de 2.200 milliards de yens. Malgré cela, le groupe formé par le consortium japonais et Bain Capital semble être parti pour obtenir un accord.
 

Un problème qui est encore loin de trouver un dénouement

La volonté de Toshiba à vouloir céder l’activité de puces mémoires NAND, intéresse plusieurs parties, des consortiums se créent de toutes part pour au moins espérer décrocher le jackpot avec l’attribution de la technologie de puce mémoire de Toshiba. Même si le géant nippon de la technologie tente de rassurer sur ses intentions positives, via un communiqué où il affirme avoir pris en considération tous les enjeux qui découleraient de cette transaction n’empêche que son principal partenaire campe lui sur sa position en attendant l’arbitrage de la justice américaine, audience prévue le 14 juillet prochain. Et pendant ce temps, les menaces et les sanctions ne cessent de peser sur le groupe nippon qui outre la dégringolade note à la Bourse de Tokyo, s’y est vu menacé d’une radiation définitive pour avoir publié dit-on des comptes non certifiés, une action qui est à l’origine de cet appel d’offres qui s’il est conclu dans les plus brefs délais pourra permettre à Toshiba de secourir sa filiale nucléaire américaine Westinghouse.
 

Cité dans cet article: : Bain consortium nippon puces Toshiba