Le Progrès Technique

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Sandrine L'Herminier, consultante en RSE, publie un livre dans lequel elle dresse le bilan et propose de nouvelles voies pour une développer l’apprentissage de la RSE dans l’éducation supérieur. Pour soutenir et étayer son propos, elle donne la parole à des directeurs d’écoles de management, des universitaires et chercheurs et des dirigeants d’entreprises.


Tu seras un manager responsable, mon fils !
L’entreprise du XXIe siècle doit se renouveler pour attirer et fidéliser les talents et accompagner la transition énergétique vers une démarche plus responsable et consciente des enjeux du développement durable. La RSE prend de l’ampleur et pourrait donner à l’entreprise de demain un nouveau souffle en intégrant des préoccupations sociales, environnementales, et sociétales dans ses activités. Comment développer la démarche et l’intégrer à la formation de nos futurs managers et dirigeants d’entreprise ?
 
Enseigné le plus souvent de manière fragmentée dans l’enseignement supérieur, le développement durable est une approche transversale qui nécessite de revoir la manière d’éduquer les jeunes générations à des comportements et pratiques responsables. Comment casser les barrières disciplinaires pour sensibiliser les futurs managers aux enjeux de la responsabilité globale ? Quelles sont les nouvelles formes d’apprentissage susceptibles de coller aux attentes des jeunes générations qui ont moins besoin d’apprendre que de comprendre ?
 
Cité dans un article publié par le Monde, l'auteur explique : « À l’heure où la différence ne se fait plus sur les produits mais sur les idées, les décideurs sont en quête de profils singuliers dotés d’une forte personnalité, capables de produire des idées disruptives et d’instaurer une véritable culture de l’intelligence collective ». Et elle ajoute "Pour la consultante Responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE), la route est encore longue : les soft skills (qualités humaines) n’ont pas suffisamment de place dans les programmes universitaires et les écoles de commerce cultivent un enseignement « trop fragmenté, formaté et surtout for profit, c’est-à-dire tiré par la performance court terme, au détriment d’une vision plus long terme de l’économie »." Enfin, Sandrine L’Herminier regrette la place mineure du développement durable dans l’enseignement supérieur : il y est « enseigné en silo » alors qu’il devrait « irriguer l’ensemble des disciplines et des matières pour sensibiliser les générations à venir à adopter un comportement et des pratiques plus responsables ».
 
Sandrine L’Herminier a exercé durant une vingtaine d’années le métier de journaliste, notamment en presse économique avant d'être consultante. Elle est par ailleurs membre du Conseil d’Administration du Mouvement des Entrepreneurs Sociaux : Mouves.